Dossier :
La pseudo-psychothérapie


« Les psychothérapeutes sont "autoproclamés", sans la caution de l'université » (septembre 2005)
- Francis Brunelle, conseiller technique du ministre (Ministère de la santé - France) qui reprend un thème cher à B. Accoyer

« Le premier droit du patient est d'être informé de la qualité des prestations fournies par des gens qui, comme les psychothérapeutes, se prévalent d'un titre sans avoir à justifier de ce qu'ils ont fait pour cela et je laisse volontairement de côté certaines pratiques douteuses mises à jour par le rapport de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes… »
- Claude Evin (ancien ministre de la Santé, en France).

Note : Les informations données dans ce site sont toutes vérifiées. Si, par cas, certaines se révélaient incomplètes ou erronées, je m'empresserai de les corriger dès lors qu'elles m'auront été notifiées officiellement par des instituts ou spécialistes agréés par les pouvoirs publics..
_ Robert Labrosse, webmestre

Comment savoir à qui on à affaire sur Internet ?


Source de l'image : Atoute.org


IL existe actuellement une certaine polémique créée par quelques responsables d'associations de psychothérapeutes (avec ou sans diplômes), à partir de leur site Internet, cherchant à dénigrer la qualité des services offert en psychiatrie -- (en raison que certains médecins ou psychiatres hésitent à poser le diagnostic d'un trouble de personnalité, malgré la manifestation de symptômes qui pourraient en toute apparence être associée à cette hypothèse ... ce qui est preuve de vigilance en mon sens ... mais pas selon certains psychothérapeutes) -- pour vendre leurs services ou celui des membres de leur association (conflit d'intérêt ? manquement à la déontologie ?). Les lecteurs non-avisés peuvent tomber dans le panneau et faire acte de foi. Bien qu'il y ait un problème au niveau démographique, il faut retenir que les psychiatres connaissent bien les troubles de personnalité :

Voici un hyperlien qui démontre que la psychiatrie est pris au sérieux en France :

CHAMPS DE COMPÉTENCE
Le psychiatre est compétent pour la prise en charge de tous les troubles impliquant le psychisme. Sa compétence regroupe donc deux domaines : d'une part celui de la psychopathologie, c'est-à-dire l'ensemble des maladies mentales avérées et sévères (psychoses, troubles de la personnalité, états-limites, névroses décompensées, etc.) et, d'autre part, celui de la souffrance psychique dans lequel le patient présente une souffrance et/ou des symptômes sans que ce soit pour autant une maladie mentale lourde au sens strict du terme (dépression, angoisse, troubles du comportement alimentaire, traumatismes, conduites addictives, etc.).
Source : http://www.psychiatrie-francaise.com/LLPF/2003/mars/article_3.htm

Pour vous confirmer qu'il existe bel et bien des ressources pour les personnes aux prises avec le trouble de personnalité limite, il me fait plaisir de faire des recherches par Internet pour identifier les services (noir sur blanc) qui sont offerts par les différentes cliniques. J'ai réussi à identifier, à ce jour, plus de cinquante établissements en provenance de 7 pays, soit (par ordre alphabétique) : en Allemagne, en Belgique, au Canada (principalement au Québec), aux États-Unis, en France, au Luxembourg et en Suisse !


Introduction sur les enjeux actuels

Étant conscient qu'il y a des personnes qui préfèreront ou devront faire plutôt appel à des thérapeutes en pratique privée (non couvert par l'état), je tiens à introduire une réflexion sur les enjeux actuels à propos du titre de psychothérapeute qui n'est pas protégé (abus thérapeutiques, dérives sectaires, traitements innappropriés, etc.) et également en ce qui concerne une orientation théorique (TCC) qui n'est pas réglementée. Je ferai des liens vers le babillard "méli-mélo" pour vous parler aussi des "mythes et des réalités", c'est-à-dire des différents courants de pensée qui circulent sur Internet à propos de l'accès aux soins et concernant les personnes aux prises avec le trouble de personnalité limite.

Mon premier objectif sera, ici, de sensibiliser les dirigeants (exemple : ministre de la santé, ministre de l'éducation...), la population en général et les utilisateurs de service sur la réalité actuelle du système de santé.

Mon second objectif est d'inciter le gouvernement à réévaluer l'impact d'accorder à quiconque le droit de pratiquer la psychothérapie, en Belgique, en France, au Québec ... et d'utiliser le titre de psychothérapeute (spécialiste de la psychothérapie) sans avoir préalablement une formation universitaire.

Mon troisième objectif est d'encourager les psychothérapeutes sans diplôme à faire des études supérieures (favorisant ainsi de meilleurs soins offert aux utilisateurs de service). Pourquoi pas ? Puisque le domaine vous intéresse. Vous avez tout à y gagner ... les utilisateurs de service aussi !

Quand les déviances thérapeutiques font des ravages in La Croix , GOMEZ Marianne, 13.01.2004
Le député Bernard Accoyer (en France) qui a déposé l'amendement visant à réglementer les psychothérapies, dit avoir reçu des centaines de témoignages. Il n'imaginait pas, dit-il, "l'ampleur des dérives, la douleur et les tentatives de suicides qu'il y a derrière les pseudo-psychothérapies". A la MIVILUDES, Marilyne Deuxdeniers reçoit elle aussi "régulièrement des appels en rapport avec des abus thérapeutiques" (...)
Il semble bien difficile de se repérer actuellement "dans une offre thérapeutique combinant de plus en plus souvent plusieurs approches dans un syncrétisme mal digéré et sans véritable base théorique sérieuse". Certains psychothérapeutes peuvent induire un changement radical de personnalité ou même provoquer de "faux souvenirs", phénomène né aux Etats-Unis qui relie des troubles à "l'abus sexuel" imposé dans l'enfance par le père ou... la mère. Suit, dans ces deux cas de figure, un éclatement de la famille. Martine Maurer, psychologue clinicienne, auteur de "Comment choisir son psychothérapeute ?" est allée sur le terrain et a pu observer elle-même à quel point les déviances sont nombreuses et difficiles à caractériser.
psychothérapies / déviances.
Source : http://www.unadfi.com/actualite/themes/psy.htm

Enfin, puisque certains psychothérapeutes se permettent de parler au nom des "utilisateurs de service", cette présente est pour parler en mon propre nom (en tant qu'utilisateur de service, afin que l'on ne parle pas à ma place). J'encourage mes pairs à en faire autant, à prendre la parole et à poser des questions (favorisant ainsi l'autonomie et la responsabilité) permettant de prendre des décisions sur leur cheminement de façon plus éclairé.

Voici mes réelles intentions que je diffuse dans cette page étant convaincu que c'est d'intérêt public.

Je tiens également à préciser que je ne cherche pas à viser un psychothérapeute en particulier... mais uniquement de donner mon opinion, de partager mes inquiétudes, mes préoccupations sur le système de santé actuelle... en tant que personne directement concernée puisqu'avec l'Internet ... il n'y a plus de frontière pour être victime d'abus !

J'en profiterai aussi pour diriger les utilisateurs de service (les usagers - mes pairs) vers des liens pertinents leur permettant de mieux s'informer sur le titre de "psychothérapeute", permettant aussi de faire une mise en garde sur les psychothérapeutes sans diplôme. Il est très important de poser des questions sur le parcours du psychothérapeute (portant sur sa formation, sur l'approche utilisée, sur l'organisation professionnelle) avant de s'engager dans un "contrat" thérapeutique.

Comprenez que c'est de votre cheminement dont il est question ... il y aura une alliance thérapeutique à établir ... une confiance entre le thérapeute et vous à développer et à consolider au fil du temps. Il est donc important de franchir cette première étape pour ne pas rester dans le doute. Un professionnel qui a une solide formation, qui a confiance en lui, en ses compétences et qui est empathique devrait accueillir favorablement vos questions et être en mesure d'y répondre pour vous rassurer. À partir de cette transparence, il sera plus facile par la suite de poursuivre la thérapie en toute confiance.

Le Dr Évens Villeneuve du Centre de traitement Le Faubourg Saint-Jean, CHRG (Québec), et son équipe, à titre d'exemple, encouragent les personnes aux prises avec le trouble de personnalité limite à poser toutes les questions nécessaires sur la clinique, sur les professionnels qui en font partie, sur les protocoles, sur le traitement ... comprenant bien que la plupart des personnes aux prises avec cette problématique ont une méfiance excessive (symptômes reliés à la cognition) et des troubles anxieux, que bon nombre sont des "décrocheurs"... ils comprennent cela ... ils ne jugent pas ... ils ne surprotègent pas ... ils ne s'emportent pas lorsqu'on pose des questions ou que l'on réagisse (panique) ... ils nous vouvoient ... ils aident à surmonter cette tendance en devançant le problème ... dans un encadrement très bien structuré. Cela fait partie du plan d'intervention (établir une relation de confiance; sentir que vous êtes respecté et compris, etc.). C'est un excellent modèle de professionnalisme !

"Une psychothérapie avec des personnes présentant un trouble de personnalité limite peut être une aventure intéressante, mais également, pourrait être une aventure périlleuse. Cela nécessite une bonne formation et une bonne cohésion d'équipe"

_Dr Évens Villeneuve, psychiatre.


"Psychothérapeute" et "Spécialiste": Ça signifie quoi au juste de nos jours ?

Actuellement, la Loi permet à tout individu (adulte), avec ou sans formation, de devenir du jour au lendemain "psychothérapeute".

Si on regarde dans le dictionnaire "Le Petit Larousse", on peut lire :

Psychothérapeute : n. Spécialiste de la psychothérapie

Déjà là ... on parle de spécialité. Pourquoi le système permet à tout individu, du jour au lendemain, comme un simple laveur de vaisselle (à titre d'exemple, sans vouloir porter un jugement sur ce métier) de s'identifier comme "spécialiste" de la psychothérapie, n'ayant aucune formation, n'ayant aucune expérience ? Rien n'arrêtra personne (pour le moment) de se lancer dans cette profession. Si cela vous intéresse ... lancez-vous dans cette aventure ... c'est plus payant que le salaire minimum et plus prestigieux (n'est-ce pas ?) ... et si vous désirez sauver de l'impôt ... rien ne vous empêche de créer votre propre organisme à but non lucratif (il suffit d'être deux, en France) et de vous nommer président (on vous prendra encore plus au sérieux). Pour en savoir plus, en passant, sur les associations sans but lucratif (en Belgique, en France, au Québec), cliquez ici. C'est tout à fait légal et à la portée de tous ... incluant les personnes ayant de sérieux problèmes de santé mentale; moi par exemple, je pourrais ouvrir mon propre cabinet et utiliser le titre de psychothérapeute (spécialiste de la psychothérapie) ... et offrir des services de consultation par Internet (en acceptant les cartes de crédit selon les devises de votre pays ... sans remboursement) alors que je n'ai aucune formation pour le faire ... devenant pratiquement intouchable (ou presque).


Regardons une autre définition dans le dictionnaire :

Spécialiste : n. et adj. 1. Personne qui a des connaissances théoriques ou pratiques dans un domaine précis. 2. Médecin qui se consacre à une discipline médicale ou aux maladies d'un système, d'un organe en particulier (par opp. à généraliste).

Dans la définition 1. je pourrais donc moi-même dire que je suis "spécialiste" du "trouble de personnalité limite" puisque j'ai des connaissances théoriques dans un domaine précis (le trouble de personnalité limite) ayant recueilli des informations de gauche à droite et créé le site TPL en Projection International (portant à présent le nom de Personnalité_Limite.Org) et étant aux prises avec le trouble de personnalité limite je sais donc de quoi je parle (de par mon vécu personnel) ... sans oublier tout le cheminement thérapeutique. Pour pousser plus loin ... on pourrait, à partir de cette première définition, conclure que dans le cas où vous prenez connaissance de la théorie ... du contenu de ce site et de plusieurs autres ... donc de par cette simple lecture ... de par cette acquisition de connaissance ... dans ce domaine précis ... vous devenez spécialiste ... puisque selon le dictionnaire ... il suffit d'avoir des connaissances théoriques ... ou ... pratiques. Avouez avec moi que c'est plutôt mince ... et sujet à la controverse, n'est-ce pas ? Est-ce qu'on y perd notre latin ? Je prends trop au sérieux la santé mentale pour jouer à ce petit jeu.


Exemple de situation qui profite aux opportunistes :
La pratique des TCC (thérapies comportementales et cognitives) ne fait actuellement pas l'objet d'une réglementation; cela pourrait signifier (si je comprends bien les enjeux d'un manque de réglementation) que n'importe qui, qu'il ait la formation ou non, peut faire croire qu'il maîtrise cette approche en se protégeant derrière le titre de "psychothérapeute - spécialiste de la psychothérapie ...". Et c'est encore légal. Il suffit d'une lettre de soutien et le tour est joué. C'est à réaliser que certains psychothérapeutes sans diplôme connaissent davantages les manuels de droits que les manuels de la psychiatrie et de la psychologie ... pour se lancer en affaire ... prêt pas prêt ... sans considérer les risques (les effets pervers) que cela peut occasionner ... et ça fonctionne !


Quel autres risques (dangers) cela pourrait-il représenter ?

Voir des exemples de cas (de risques) à partir du cadre suivant :

Thérapie dangereuse ?
" Si vous n'avez jamais suivi de thérapies, vous connaissez sûrement des gens dans votre entourage qui l'ont fait. Consulter un psy aujourd'hui, pour des raisons personnelles ou de santé mentale, n'est plus aussi tabou qu'autrefois. Dans son enquête, Enjeux a découvert que n'importe qui, au Québec, pouvait porter le titre de psychothérapeute, et que les pratiques sont parfois douteuses."
Thérapie dangereuse ? :
http://radio-canada.ca/actualite/enjeux/reportages/2003/031118/therapie.shtml

Autre mise en garde (source : unadfi.org) :
- Les techniques de mise sous influence :
De même, les groupes sectaires n'hésitent pas à faire des emprunts aux techniques des psychothérapies. Non contrôlée, accessible à tous puisque chacun de nous en un rien de temps peut devenir psychothérapeute grâce à des formations payantes proposées par n'importe qui, la psychothérapie est un outil de " transformation " très intéressant pour les sectes ou futurs maîtres.
Au sens large, les psychothérapies regroupent toutes les techniques thérapeutiques qui visent à agir sur des troubles mentaux, voire des désordres somatiques, par des moyens psychologiques verbaux et /ou non verbaux (corporels, comportementaux…) et, d'une manière plus précise, la relation du thérapeute et du malade (la personnalité du thérapeute compte bien plus que la technique retenue). D'une grande diversité, qu'elles soient individuelles ou collectives, détournées de leur finalité par certains groupes, la plupart des psychotechniques peuvent être utilisées à des fins de mise sous dépendance. Ainsi, seront utilisés, selon certaines modalités, P.N.L, analyse transactionnelle, rebirth, hypnose, sophrologie… dans le but de déstabiliser les sujets par un travail de remise en question de leurs représentations du monde extérieur et du monde interne, par l'acquisition de nouvelles connaissances et d'un nouveau langage, par la fabrication de certitudes et, enfin de modeler la personnalité grâce à une relation privilégiée établie entre le thérapeute et le patient où la neutralité bienveillante n'existe pas. Instrument de transformation, la psychothérapie peut être exploitée comme un véritable instrument d'aliénation.
Source : Union Nationale des Associations de Défense des Familles et de l'Individu

Pour en savoir plus :
«
Psychothérapie Vigilance (courriel : Psychotherapie.Vigilance@wanadoo.fr) est au service des demandeurs de soin psychique et des victimes de psychothérapies déviantes ou abusives.»
Son intention est de devenir une force d'appoint dans la grande bataille engagée pour réglementer la profession et assainir le milieu. Mais sa vocation première est d'être à l'écoute des patients, de les éclairer, de répondre à leurs interrogations, de les diriger vers des structures qualifiées, des personnes ou des organismes à même de les aider à se reconstruire, à porter plainte au besoin, à demander réparation, à mettre hors d'état de nuire les thérapeutes pathologiques et pathogènes qui violent, droguent et abusent les esprits fragiles ou fragilisés qui ont le malheur de se confier à eux… http://www.psyvig.com/
Voir le témoignage : Borderline ? manipulée par un faux psy : « Je vais me lancer dans la psychothérapie, j'en connais dix fois plus que les psychiatres en France... »

Ressources qui font lutte aux dérives sectaires dans le domaine de la psychothérapie :
Ne restez pas isolé(e). Rapprochez vous des personnes qui sauront vous conseiller et vous assister.


À propos des certificats ...

Avec l'aide de quelques personnes, des pairs, je commence à découvrir à quel point il est important qu'une loi soit appliquée afin de protéger le titre de psychothérapeute et de le réserver à ceux qui ont fait des études universitaires.

« Faute d'obtenir un diplôme valide au plan national et surtout reconnu par l'Etat, par le Ministère de la Santé, par le Ministère de l'Education Nationale, des personnes instituent d'elles-mêmes un nouveau certificat qui n'a comme valeur que celle, qu'elles-mêmes, lui donnent. » Martine Maurer


C'est ce que je viens de comprendre (et je suis en retard dans les nouvelles) ! (avril 2005)

Martine Maurer précise dans un partage qu'elle a accordé à PsyVig.Com :

"Le journal «Psychologues et psychologies» parlait déjà en 1999 de «l'octroi d'un diplôme virtuel, une fiction sans valeur ou notoriété ou reconnaissance auprès d'un employeur ou d'un client, qui devient ainsi le moyen et l'enjeu d'un pari publicitaire et commercial» (Psychologues et psychologie, n° 149/150 Ed. 1999)." (...)

"Si nous nous resituons dans un contexte plus individuel, en tant que citoyen, que trouvons-nous sur l'usage d'une qualité, d'un statut qui pourrait amener un citoyen à dépasser ses droits ? Si nous partons un peu à l'exploration du Code Pénal à la croisée des domaines de la citoyenneté et de la professionnalité, nous constatons qu'il existe un texte qui concerne l'usage de qualité vraie à des fins d'abus qui s'intitule « Abus de qualité vraie » : « L'abus d'une qualité vraie constitue une manœuvre frauduleuse lorsque cette qualité est de nature à imprimer à des allégations mensongères l'apparence de la sincérité et à commander la confiance de la victime. L'abus de qualité vraie revenant à s'attribuer plus de pouvoirs que n'en confère la qualité… » (Abus de qualité vraie, art. 331-1 p 453 Code Pénal, Edition Dalloz 2000). De par la loi, tout citoyen s'inscrit donc dans la nécessité de ne pas s'attribuer des titres, des actes, des pouvoirs, auxquels sa fonction ou sa qualité ne le prédispose pas, dans le but de commercialiser, de vendre une prestation ou une chose dont la finalité serait aléatoire ou déformée." (...)

M. Jean-Michel Dubernard, député : « Je défends l'amendement 102 de mon collègue Bernard Accoyer, dont l'objet est de faire évaluer les connaissances et les pratiques des psychothérapeutes – ou de ceux qui se prétendent tels – par un jury composé d'universitaires et de professionnels, dont la composition serait fixée en Conseil d'Etat. Actuellement, en effet, quiconque le souhaite peut s'installer comme psychothérapeute, ce qui fait courir de graves dangers à des personnes vulnérables. » (...)

Petites précisions - mise en garde de la part de Psychothérapie Vigilance :
  • "Le Certificat européen de psychothérapie (CEP) est sujet à caution car il n'est pas agréé par les pouvoirs publics."
  • "Un certificat honorifique n'a aucune valeur non plus"


La santé mentale ... c'est à prendre au sérieux !

Permettriez-vous à n'importe qui de vous "opérer à froid" sans avoir aucune formation universitaire ? Notre psychisme est aussi important que notre coeur. Quand nous avons des difficultés cardiaques ... ne confions-nous pas l'opération à un docteur (ayant un doctorat) et non pas à un "laveur de vaisselle" ? Pourquoi en serait-il autrement dans le cas de notre santé mentale ... et du trouble de personnalité limite ?

Certains diront que : "Ce n'est pas nécessairement le diplôme qui fait l'homme ...". Je comprends cette position ... je pourrais même pencher de ce côté là en précisant que ce n'est pas nécessairement le titre de psychothérapeute ni le titre de spécialiste qui fait l'homme. Je reste convaincu que la formation psychothérapeutique exige un niveau élevé (universitaire) de qualification théorique et clinique.

La conscience et la science

Attachés à une démarche scientifique qui ne fait pas l'unanimité dans le monde de la santé mentale, les promoteurs des thérapies comportementales et cognitives (TCC) revendiquent l'efficacité de leurs méthodes et, surtout, le droit pour les patients de choisir leur traitement.

La pratique des TCC ne fait actuellement pas l'objet d'une réglementation (malgré la demande de ses promoteurs) mais les formations sont réservées à certains : l'institut de l'Aftcc ne prend que les professionnels de santé diplômés, médecins ou psychologues (Dess) par exemple. La formation initiale porte sur trois années universitaires, tandis que des modules plus courts sont proposés sur des thématiques spécifiques.

http://www.quotimed.com/journal/index.cfm?fuseaction=viewarticle&DartIdx=211510


Il serait important que le titre de "psychothérapeute" ne s'adresse qu'à des médecins, des psychiatres, des psychologues, des personnes ayant fait des études universitaires (D.E.S.S. - C.E.S.S.).

"Un domaine où les abus existe effectivement est celui de la pratique de la psychothérapie. Quiconque peut se dire psychothérapeute ou psychanalyste et recevoir des personnes en difficultés sans avoir la moindre formation, sans avoir fait de travail sur lui-même et sans devoir rendre des comptes. A ce niveau, on pourrait dire qu'une loi est souhaitable."
Source : http://www.parcours.com/interactif/article.php3?id_article=1017

D'ici à ce que la loi sur la Politique de santé soit mise en application pour protéger le titre de psychothérapeute ... il reste très difficile de contrôler la qualité de la pratique d'un intervenant ayant le titre de "psychothérapeute" (spécialiste de la psychothérapie) à moins de le tester à nos risques ou à poser des questions avant de s'engager dans une démarche thérapeutique. Restez donc prudent ... et n'hésitez pas à poser des questions.

Robert Labrosse, pair aidant bénévole et webmestre
Personnalité_Limite.Org
Courriel : personnalitelimite@hotmail.com

Pour en savoir plus sur la pseudo-psychothérapie, communiquez avec :
M. Guy Rouquet, président de Psychotherapie Vigilance (PsyVig.com)
Courriel : Psychotherapie.Vigilance@wanadoo.fr

Enrichi, affiné et actualisé de façon régulière, Psychothérapie Vigilance - http://www.psyvig.com - est un site indépendant qui a été mis en ligne le 10 février 2003. Conçu et réalisé par des professionnels avertis et des victimes – directes ou indirectes - de thérapeutes déviants, incompétents ou psychosectaires, il est au service de tous ceux qui cherchent à voir plus clair dans « la nébuleuse des psys »

Mythes et réalités
sur le trouble de personnalité limite

Mythe : Le trouble de personnalité limite est une maladie héréditaire.

Réalité : La transmission génétique n'a pas été démontrée jusqu'à maintenant. Une vulnérabilité biologique, comme l'impulsivité ou l'émotivité accrues, existe chez certaines personnes, mais ce n'est qu'un des facteurs qui peut contribuer au développement du trouble.

Mythe : Les personnes qui présentent un trouble de personnalité limite sont manipulatrices et recherchent l'attention de leur entourage.

Réalité : Lorsque confrontées à certaines demandes ou pression, ces personnes perçoivent les situations avec peu de nuances, «tout est blanc» ou «tout est noir». Leur perception du moment est alors fortement influencée par cet état émotionnel «tout blanc ou tout noir». On constate alors une alternance de comportements qui nous apparaissent contradictoires et qui sont interprétés comme des tentatives de manipulation. Pour en savoir plus, voir la conférence du Dr Évens Villeneuve : Vivre avec le trouble de personnalité limite
(Veuillez prendre note que ce lien est pour consultation seulement, le groupeMSN est ouvert pour être visité mais n'accueille plus de nouveaux participants, en vous remerciant de votre compréhension)

Mythe : Les personnes qui ont un trouble de personnalité limite sont démunies, sans ressources, sans volonté et incapables de se débrouiller seule.

Réalité : Ces personnes ont un bon potentiel pour développer des compétences et sont aptes à prendre leurs responsabilités et à faire des apprentissages si elles sont appuyées par un environnement qui favorise l'autonomie et la responsabilité.

Source : Guide "Au coeur du trouble de personnalité limite"
Centre de traitement Le Faubourg Saint-Jean, CHRG (Québec)

Mythes et réalités
sur l'accès aux soins

Mythe : Beaucoup de professionnels psychothérapeutes ne connaissent pas suffisamment le trouble de personnalité limite (borderline).

Réalité : Les professionnels de la santé mentale, étant psychiatres, psychologues et autres psychothérapeutes ayant reçu une formation (spécifique, théorique et clinique) dans un institut agréé, connaissent bien ce type de trouble, même si aucun ne sait le soigner miraculeusement ! Il est fascinant de voir tout le chemin qui a été parcouru ces 20 dernières années ... donc beaucoup d'espoir pour les personnes souffrantes du trouble de personnalité limite.

Certains psychothérapeutes utilisent ce mythe (ces arguments) pour vendre leurs services (ne cherchant donc pas à prouver le contraire).

Mythe : Toutes les approches ou aucunes des approches thérapeutiques conviennent pour traiter le trouble de personnalité limite

Réalité : Certaines approches sont plus efficaces que d'autres pour traiter le trouble de personnalité limite (Exemples : Approche dialectique comportementale de Linehan, approche de traitement et de réadaptation multimodale, approche psychanalytique modifié de Masterson, approches cognitivo-comportementale et de groupe psychodynamique brève ...). Ceux qui croient que l'approche cognitive a relégué aux oubliettes l'approche psychodynamique seront déçus : dans certaines unités de traitement, les deux langages se croisent, au gré de l'individualité des situations. Chacun a son penchant, et il essaie de respecter l'autre, le bien du patient étant l'objectif à atteindre. Le succès de la thérapie repose, entre autre, sur la motivation de la personne, sur la relation de confiance entre le thérapeute et l'utilisateur de service (qui peut prendre du temps à établir), et sur les efforts personnels.

Parmi les troubles de la personnalité, la personnalité borderline a été la plus étudiée et les thérapies psychodynamiques ont montré leur efficacité, de 18 mois à 4 ans de suivi. Les thérapies cognitivo-comportementales ont également montré leur efficacité à 1 an de suivi. Source : Dossier presse - Paris, 26 février 2004
Petit témoignage (note personnelle) :
"Après mon suivi de trois ans au Centre de traitement Le Faubourg Saint-Jean, qui utilisa une approche intégrée d'inspiration analytique, cognitive et comportementale (TCC) me permettant de bien comprendre la notion de "trouble" de personnalité limite (borderline), me permettant ainsi de développer des habiletés pour tolérer la détresse, pour moduler mes émotions, pour améliorer mes relations interpersonnelles dans le "ici et maintenant", etc. ... à la suite donc de ce traitement qui m'a permit de rester en vie et de réduire considérablement mes comportements autodestructeurs ... on me recommande de poursuivre plus en profondeur mon cheminement avec un psychiatre ayant une approche psychanalytique ou psychodynamique." (Ces approches sont complémentaires) _Robert Labrosse

Mythe : En France, les personnes démunies ne peuvent accéder aux soins... et le trouble de personnalité limite n'est pas reconnu.

Réalité : En France les psychothérapies prescrites par un médecin, et menées par un psychiatre ou un psychologue*, sont remboursées en partie par la Sécurité Sociale, le complément étant pris en charge par les Mutuelles.Concernant les psychologues, quand ils exercent en CMP (Centre Médico-Psychologique) , en dispensaire, ou à l'hôpital, on n'a rien à débourser. D'autre part, en France, les troubles de la personnalité graves font partie de la liste des 30 affections de longue durée (ALD 30) prises en charge à 100 % par la sécurité sociale**. Enfin, en France, l'Hôpital Ste-Anne de Paris offre une thérapie intégrative et cognitive de groupe à des patients aux prises avec le trouble de personnalité limite qui ont, au préalable, profité d'une thérapie cognitivo-comportementale individuelle.

*À propos des psychologues (milieu public VS cabinet privé) :

**À propos des ALD 30, voir : Je tiens à remercier Pandore de Paris, modératrice de Santé Psy sur Atoute pour les informations partagés à propos du système de santé en France.


Qui consulter ? Questions à poser ...


Liste de questions à poser à un psychiatre :
  1. Quel est le diagnostic ? Du point de vue médical, quelle est la nature de la maladie (du trouble) ?
  2. Que sait-on des causes de la maladie (du trouble) ?
  3. En termes de pourcentage, à quel point êtes-vous sûr du diagnostic ? Si vous n'êtes pas certain, quelles sont les autres possibilités que vous considérez le plus, et pourquoi ?
  4. Est-ce que l'examen physique inclut un examen neurologique ? Si oui, était-il complet, et quels en sont les résultats ?
  5. Y a-t-il des tests ou examens additionnels que vous recommanderiez à ce point-ci ?
  6. L'opinion d'un autre psychiatre serait-elle utile à ce stade-ci ?
  7. Quel programme de traitement serait selon vous le plus utile ? Qu'apportera-t-il comme bénéfice ?
  8. Ce programme impliquera-t-il les services d'autres spécialistes (neurologues, psychologues, travailleurs sociaux, professionnels de la santé) ? Si oui, qui sera responsable de la coordination de ces services ?
  9. Qui pourra répondre à nos questions lorsque vous ne serez pas disponible ?
  10. Quelle sorte de thérapie prévoyez-vous utiliser et quelle sera votre contribution à travers l'ensemble du programme de traitement?
  11. Quels résultats attendez-vous de ce programme ? Quelle en sera la durée, et selon quelle fréquence vous et les autres spécialistes verrez-vous le patient ?
  12. Qu'est-ce qui indiquera que le patient répond bien au programme ? Combien de temps cela prendra-t-il avant que des signes d'amélioration apparaissent ?
  13. Quel est le rôle de la famille dans ce programme de traitement ? Quel accès la famille aura-t-elle aux personnes impliquées dans le traitement ?
  14. Si votre présente évaluation est préliminaire, dans combien de temps serez-vous en mesure d'établir une évaluation définitive de la maladie (du trouble) du patient ?
  15. Quelle médication prévoyez-vous utiliser (nom, dosage) ? Quels sont les effets biologiques de cette médication, et qu'attendez-vous comme résultats ? Quels sont les effets secondaires associés à la médication ? Dans combien de temps serez-vous en mesure de dire que la médication est efficace, et comment le saurons-nous ?
  16. Y a-t-il d'autres médicaments qui seraient appropriés ? Si oui, pourquoi préférez-vous ceux que vous avez choisi ?
  17. Traitez-vous régulièrement d'autres patients ayant cette maladie (ce trouble) ?
  18. À quels moments pouvons-nous vous rejoindre ?
  19. Comment assumez-vous la gestion des médicaments et quels symptômes indiquent qu'ils devraient être augmentés, diminués ou changés ?
  20. Que connaissez-vous des associations de familles et amis de la personne atteinte d'un trouble de santé mentale ?

Source : Washington advocates for the mentally illness : "Questions to ask the psychiatrist" traduit par Patrick Blackburn dans Le Porte-Parole, vol. 1, no 5, juin 1995, p.6, revue de la Fédération des Familles et Amis de la Personne Atteinte de Maladie Mentale.



Le trouble de personnalité limite (tpl) :
Maladie mentale ou non ?

Le diagnostique cas limite est utilisé
dans la psychiatrie, listé parmi les
30 "affections" de longue durée (ALD 30),
sans toutefois être perçu comme une maladie.

Il est classifié à l'axe-II du DSM-IV
parmis les troubles (disorder) de personnalité.

Trouble de la personnalité limite = maladie mentale ? Oui ou non ?

Le « oui audacieux »

Le « oui audacieux » se résume dans le syllogisme suivant. Le TPL figure dans le DSM. Le DSM traite des maladies mentales. Le TPL est donc une maladie mentale. Ce raisonnement, bien que d’apparence logique, nous apparaît aventureux et tendancieux, pour ne pas dire abusif.

Si, a priori, il peut sembler logique de considérer le TPL comme une maladie mentale, car après tout, il figure dans le DSM, ce qui est bien vrai, il faut toutefois se souvenir que le DSM ne présente pas que des maladies mentales : il inclut aussi, par exemple, la déficience intellectuelle qui n’est certes pas une maladie mentale.

Il faut savoir aussi qu’en anglais, un mental disorder n’est pas exactement la même chose qu’une « maladie mentale » en français. Par exemple, le « retard mental » ou « déficience intellectuelle », même si on sait qu’il ne s’agit pas d’une maladie mentale au sens strict, n’est manifestement pas une maladie… musculo-squelettique ! Le DSM nous parle de « troubles » bien plus que de « maladies », le mot anglais disorder n’étant pas forcément une « maladie » en français. Le choix qui s’offre à nous serait plutôt de déterminer s’il s’agit d’une « maladie mentale » ou tout simplement d’une « maladie ». Évidemment, s’il s’agit d’une maladie, elle est certainement plus « mentale » qu’autre chose. Ou alors, on peut carrément dire que ce n’est pas une maladie, mais un « état souffrant », toute souffrance n’étant pas une maladie ! Par exemple, un mal aux dents dû à une carie est sans aucun doute un état souffrant, mais personne, pas même un dentiste, n’appellerait une personne ayant une carie « un malade ». Quoi qu’il en soit, il s’agit quand même d’une condition qui requiert des soins de santé appropriés.

Le « non pudique »

Le « non pudique » pourrait se résumer comme suit. Le terme « maladie mentale » est malheureusement associé à un grand nombre de connotations péjoratives. Et si quelqu’un peut faire quelque chose pour les personnes ayant un TPL, c’est bien les psychologues et les psychiatres, des professionnels reconnus pour accompagner les clients qui éprouvent des difficultés soit dans leur comportement, leurs émotions, leurs pensées, ou encore une combinaison des trois. Dès lors, pour éviter de « condamner » les personnes souffrant d’un TPL, et pour éviter de les accabler davantage, on évacue pudiquement le terme de « maladie mentale » du vocabulaire, terme qui n’apporte que souffrance supplémentaire. On remplace alors ce terme par « état » ou « condition » ou tout autre synonyme emprunté à une certaine « rectitude psychologique ».

Inclure le TPL dans les maladies mentales est propice à générer une montée d’angoisse chez le client qui se voit non seulement affublé d’un diagnostic de TPL, mais encore d’un diagnostic de maladie mentale !

Si nous disposions d’arguments de poids pour établir une telle équation (TPL = maladie mentale), on pourrait tenter d’expliquer au client la chose telle qu’elle est, au nom de la vérité « scientifique ». Le fait est que ces arguments de poids n’existent pas.

Comme le lecteur pourra s’en rendre compte, on peut trouver beaucoup d’arguments pour ou contre l’inclusion du TPL dans la maladie mentale. Cependant, ce qui devrait davantage préoccuper le clinicien, c’est la souffrance du client sur le plan psychique. On sait qu’un trouble de la personnalité (axe II du DSM) peut amener une souffrance semblable à celle d’une pathologie de l’axe I.

Source : ARENSTEIN, Georges-Henri, M.P.s, psychologue, auteur du chapitre 4 : Le trouble de personnalité limite, une maladie mentale ou pas ? Un problème de définition et de diagnostic., du collectif d'auteurs «Trouble de personnalité limite et réadaption - Points de vue de différents acteurs» tome 1, publié aux Éditions Ressources, 2007, sous la direction de Robert LABROSSE et Claude LECLERC.

Cet extrait de chapitre a été ajouté dans cette section le 17 septembre 2007.

La Revue canadienne de psychiatrie de l' Association des psychiatres du Canada présente :

Revue du livre d'Alain Tortosa, Le trouble de la personnalité borderline "victime de ses émotions", édition AAPEL, par S. Renaud, Can J Psychiatry, 2006, 51(11) : 723-4.

Dr Renaud critique la publication d'Alain Tortosa, un aidant naturel français, auto-proclamé psychothérapeute. Elle invite à la prudence face à l'information transmise sans édition et sans revue par des pairs professionnels et formés scientifiquement.

Évaluation finale : Non recommandé.

Le docteur Suzane Renaud est professeur agrégée de clinique en Psychiatrie à l'université de Montréal. Elle travaille au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM - Hôpital Saint-Luc).

Revue canadienne de psychiatrie
http://www.personnalitelimite.org/revuedelivre1.html


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Mise à jour le 22 janvier 2008 :