
Bulletin mensuel : "L'initiative"
Dossier spécial : Pseudo-thérapeutes et lutte anti-sectes
Disponible au lien suivant : bulletininitiative_dossier_special_mai2006.html
Ce magazine sera envoyé gratuitement par courriel aux personnes qui en feront la demande. Vous trouverez à la fin les instructions pour vous abonner ou pour annuler votre abonnement. Il vous sera plus facile d'imprimer ce bulletin et de le diffuser librement auprès de vos connaissances.
Le bulletin mensuel "L'initiative" est un service gratuit offert par l'équipe de rédaction de Personnalité_Limite.Org. Il s'agit d'un service libre de toutes contraintes et offert bénévolement. Ce magazine d'information et d'éducation a pour objectif de répondre à vos questions sur l'état limite (borderline condition) et le trouble de la personnalité limite (borderline personality disorder), et de partager de l'information sur les problématiques psychologiques associées au trouble de personnalité, sur la psychothérapie, etc.
Ce bulletin n'est pas une forme de consultation et ne peut remplacer les services d'un professionnel de la santé mentale. Le lecteur demeure toujours responsable de décider dans quelle mesure et de quelle façon les informations présentées ici s'appliquent à lui.
Les informations contenues dans cette publication ne reflètent pas nécessairement la position ou l'opinion de Personnalité_Limite.Org. Personnalité_Limite.Org n'est pas responsable de l'usage qui pourrait être fait des informations contenues dans ce bulletin.
Sommaire
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Mot du responsable
27 avril 2006
Bonjour à tous!
Le dossier relatif aux pseudo-thérapeutes et à la lutte anti-sectes fait la une de l'actualité en France.
Le sujet est préoccupant . Je lui ai d'ailleurs personnellement consacré un dossier qui est disponible au lien suivant :
Grâce à la collaboration de Monsieur Guy Rouquet, président de Psychothérapie Vigilance, il m'est possible de vous présenter l'évolution des démarches en cours afin que les droits et les intérêts des demandeurs de soins soient protégés et respectés.
Je vous demande de distribuer ce bulletin à votre entourage et de solliciter les dirigeants politiques afin que cette cause soit entendue. Elle est aussi la nôtre.
En vous remerciant de votre attention, je vous prie d'agréer l'expression de mes cordiales salutations.
Votre tout dévoué,
Robert Labrosse, pair aidant bénévole et webmestre
Pour me rejoindre : personnalitelimite@hotmail.com ou bulletin.initiative@hotmail.com.
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Actualités |
COMMUNIQUÉ

Présenté à la presse mercredi 26, le rapport annuel de la MIVILUDES sera consultable sur le site internet de la Mission le même jour (dans la matinée) : www.miviludes.gouv.fr
Claire BARBEREAU
Chargée des Relations avec la Presse et les Parlementaires
SUR LE SITE DU PREMIER MINISTRE : Communiqué de presse du 21 avril 2006 (19h17)
Remise du rapport de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.
M. Jean-Michel ROULET, Président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, a remis ce jour au Premier Ministre le rapport d'activité de la mission pour l'année 2005.
Il procède à quatre analyses ponctuelles qui ont été considérées comme prioritaires par le Conseil d'Orientation composé de huit parlementaires, de représentants du monde universitaire et scientifique, et de représentants d'associations.
Par ailleurs, il dresse un bilan des propositions qui avaient été retenues dans le rapport 2004 et décrit l'activité que les services d'Etat ont exercée en 2005.
Source de l'information : http://www.psyvig.com
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Pseudo-thérapeutes et lutte anti-sectes |
Communiqué de Guy Rouquet, président de Psychothérapie Vigilance :
Chers amis,
Pour information, mais avec l'approbation totale de Psychothérapie Vigilance, cet article publié dans La Croix du 25 avril sur les pseudo-thérapeutes :
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2267413&rubId=4076. En espérant que d'autres journalistes se manifesteront de la sorte... Cordialement. Guy Rouquet
Pseudo-thérapeutes et lutte anti-sectes
Un projet de décret sur la réglementation du titre de psychothérapeute suscite des inquiétudes et des controverses.
Le nouveau président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), Jean-Michel Roulet, présente son premier rapport mercredi 26 avril. Il y sera question des dérives observées dans le secteur de la santé, et notamment du développement des « thérapies parallèles ». Alors qu'un projet de décret visant à réglementer le titre de psychothérapeute est en préparation au gouvernement, Jean-Michel Roulet, « alerté » par plusieurs professionnels et associations d'usagers dénonçant un dispositif inefficace, vient justement d'écrire à Xavier Bertrand, ministre de la santé, pour lui faire part de «ses réserves».
Retour en arrière. Il y a deux ans, le Parlement décide de faire le ménage chez les psychothérapeutes. Après bien des discussions, « l'amendement Accoyer » – du nom de son auteur, Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale – est voté en août 2004 et intégré à la loi de santé publique. Alors que le titre de psychothérapeute ne fait actuellement l'objet d'aucune réglementation, ce texte prévoit la création d'un registre national des psychothérapeutes tenu par les préfets et mis à la disposition du public. Seuls pourront y être inscrits les psychothérapeutes ayant suivi une « formation théorique et pratique en psychopathologie » dont les modalités seront fixées « par décret ».
"Un stage d'une durée minimale de quatre mois"
C'est la dernière version de ce projet de décret, présentée le 7 avril, qui inquiète certains professionnels et patients. Elle prévoit en effet que les médecins, les psychologues et les psychanalystes enregistrés dans une association soient dispensés de l'obligation de formation en psychopathologie.
Les autres professionnels voulant user du titre de psychothérapeute, eux, devront suivre une formation théorique de cent cinquante heures, confiée « à l'université ou à des organismes passant convention avec » elle, et « un stage pratique d'une durée minimale de quatre mois ». Sauf s'ils justifient « au moins de cinq années d'expérience en qualité de psychothérapeute ».
« Ce texte est à l'opposé de la loi, s'insurge Christian Vasseur, président de l'Association française de psychiatrie. L'idée qu'avaient fini par accepter tous les professionnels sérieux était celle d'une formation de base en psychopathologie, seule garantie pour savoir reconnaître les maladies psychiques. » À ses yeux, cette formation devrait être de niveau mastère et s'accompagner d'au moins deux ans de stage.
"Pas plus de protection qu'avant pour les patients"
Psychologue et membre de l'association Psychothérapie Vigilance, Martine Maurer se dit elle aussi « stupéfaite ». « Cela revient à dire qu'il n'y a pas besoin de formation pour être psychothérapeute », estime-t-elle, convaincue qu'il n'y aura « pas plus de protection qu'avant pour les patients ». Selon elle, le projet de décret donne aux psychothérapeutes douteux les moyens de contourner la loi : « Il leur suffit de créer une association psychanalytique pour être dispensés de formation. » Ou, s'ils acceptent cette dernière, d'être « légitimés » à peu de frais.
La Miviludes vient d'exprimer elle aussi « ses réserves » à Xavier Bertrand, notamment sur le « bonus » accordé aux professionnels « sans diplôme et autoproclamés mais exerçant depuis plus de cinq ans, alors même que certains auraient causé des dommages à leurs patients ». « Les inquiétudes des professionnels diplômés et des associations d'usagers m'ont poussé à agir, explique le président de la Miviludes, Jean-Michel Roulet. Mais plus encore, les réactions extrêmement positives des associations de psychothérapeutes que nous considérons comme inquiétantes : celles-ci nous laissent penser que le projet de décret les conforte. »
Le ministère de la santé, qui a donné quinze jours aux professionnels pour lui faire part de leurs réactions, refusait de se prononcer mardi 25 avril.
Anne-Bénédicte HOFFNER
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Communiqué de l'Unadfi |
Communiqué de Guy Rouquet, président de Psychothérapie Vigilance :
Chers amis,
Pour information, avec l'approbation totale de Psychothérapie Vigilance, ce communiqué de l'Unadfi, qui salue à juste titre l'analyse du rapport annuel de la MIVILUDES, et, en dernier ressort, "s'insurge" contre le "recul" du Ministère de la Santé et des Solidarités qui vient de présenter un nouveau projet de décret réglementant l'usage du titre de psychothérapeute. Cette nouvelle mouture allégée ouvre une brèche à tous les charlatans et néglige de protéger les patients… " . Voilà, c'est très clair.
Cordialement.
Guy Rouquet
Communiqué de presse UNADFI (Union Nationale des associations pour la défense des familles et de l'individu victimes de sectes) - 130, rue de Clignancourt - 75018 Paris -
01 44 92 35 92 - http://www.unadfi.org
A la lecture du rapport de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Dérives Sectaires (MIVILUDES), l'Union Nationale des Associations pour la Défense des Familles et de l'Individu victimes de sectes (UNADFI) se joint totalement aux remarques et aux préconisations qui y figurent. Ce rapport marque aussi le dixième anniversaire de l'affaire de l'Ordre du Temple Solaire, affaire qui a provoqué la prise de conscience de l'ensemble de l'opinion publique française sur la dangerosité des organisations sectaires.
La MIVILUDES dresse un constat inquiétant, relevant que des dérives sectaires se produisent dans tous les secteurs de la vie sociale : soins et santé, formation continue et soutien scolaire, sports et activités culturelles… Elle n'hésite pas à parler d'une " menace sectaire " sachant s'adapter en permanence " tant à la demande " qu'à " l'évolution des mesures adoptées par les pouvoirs publics " et " mettant tout en œuvre pour passer à travers les mailles du filet législatif ".
L'UNADFI se positionne sur la même ligne que la MIVILUDES lorsqu'elle met en exergue la protection des mineurs face à l'emprise sectaire exercée à leur encontre, soit par l'intermédiaire de parents adeptes, soit directement lorsqu'ils sont ciblés par certains mouvements. Une Journée d'études du Groupe d'études sur les sectes avait d'ailleurs, le 30 mars dernier, fait le point sur la protection de l'enfance face à ce danger. Certaines organisations sectaires n'hésitent pas en effet à afficher une soi-disant " lutte contre la toxicomanie ", un " refus de la violence " ou " une défense des droits de l'enfant " en direction des jeunes. La MIVILUDES et l'UNADFI ne sont pas dupes : " ce beau langage " est un leurre et dissimule une " volonté de prosélytisme ", de " mise en situation de dépendance ou d'emprise mentale ". Sous couvert de générosité également, les sectes s'entendent à " polir leur image humaniste " en tentant d'investir l'aide humanitaire d'urgence.
Enfin, en diapason avec l'UNADFI, la MIVILUDES constate les tentatives d'entrisme des grandes organisations sectaires multinationales " au cœur des entreprises les plus performantes et les plus sensibles ". Elle souligne l'engouement actuel pour les " alter-médecines " qui ne bénéficient d'aucune validation scientifique et sont exercées pour la plupart par des " thérapeutes " autoproclamés. Cette négation des progrès de la science et de la recherche constituent pour l'humanité " un véritable pas en arrière ".
Et dans ce domaine de la santé, précisément, l'UNADFI s'insurge contre un autre recul du fait, cette fois, du Ministère de la Santé et des Solidarités qui vient de présenter un nouveau projet de décret réglementant l'usage du titre de psychothérapeute. Cette nouvelle mouture allégée ouvre une brèche à tous les charlatans et néglige de protéger les patients… ce qui était pourtant bien l'objectif de départ ! Ce revirement n'est-il pas en contradiction avec les mises en garde de la MIVILUDES sur les risques de certaines pratiques psychothérapeutiques ? L'UNADFI rejoint d'autres associations et le Groupe de Travail Parlementaire, revendiquant pour les patients le droit à être pris en charge par des professionnels compétents et, pour les victimes de psychothérapies déviantes et abusives, celui d'être pris en compte par le législateur.
Catherine Picard
Présidente de l'UNADFI
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Alerte aux thérapeutes auto-proclamés |
Communiqué de Guy Rouquet, président de Psychothérapie Vigilance :
Chers amis,
A la Une de l'EST REPUBLICAIN du 27 avril 2006 , une superbe page...
J'ai reconditionné, pour des raisons de lisibilité, l'entretien accordé par M. Jean-Michel Roulet. Les choses sont bel et bien dites.Cordialement. Guy Rouquet
PS. Beaucoup d'autres articles sont publiés. Je transmets ceux qui sont plus particulièrement en lien avec les préoccupations prioritaires de Psychothérapie Vigilance. Pensez à consulter le site de notre ami Mathieu Cossu http://prevensectes.com pour tout ce qui touche aux sectes et au phénomène sectaire dans son ensemble.
Alerte aux thérapeutes auto-proclamés
Le président de Miviludes dénonce les faux médecins
qui établissent un lien de dépendance avec leur victime.
Depuis 7 mois à la tête de la mission interministérielle, Jean_Michel Roulet intensifie la lutte contre les sectes tout en développant la prévention.
-L'emprise sectaire s'exprime entre autres par le biais des médecines alternatives. Est-ce un gros business ?
C'est surtout un business profitable pour des groupuscules ou des individus qui créent de petits réseaux autour d'eux. Il s'agit de thérapeutes auto-proclamés qui n'ont pas de vrais diplômes.
Ils pratiquent des méthodes soit qu'ils ont mises au point eux-mêmes, soit qu'ils empruntent à
" des spécialistes " internationaux. Ils vont ensuite dispenser une formation à leurs adeptes les plus doués qui deviendront à leur tour thérapeutes et leur reverseront des royalties.
-En quoi sont-ils dangereux ?
Un médecin est tenu de dispenser des soins selon les règles de l'art, la déontologie et l'éthique de la profession. Ses actes sont tarifés par la Caisse primaire d'assurance maladie. Le thérapeute auto-proclamé peut faire ce qu'il veut. La dérive sectaire est là : ce thérapeute va établir un lien de dépendance entre lui et son patient. Il va exercer une emprise mentale sur sa victime pour qu'elle ait besoin obligatoirement de lui. C'est le même lien que l'on retrouve entre un dealer et un drogué.
Argent et réseaux
-Comment s'y prend-il pour créer cette dépendance ?
Le pseudo thérapeute va raconter des histoires à sa victime pour lui dire qu'il souffre de telle maladie, que les médecins n'ont rien compris, que sa famille n'a rien compris et que lui seul détient les clés de sa guérison. Si les premiers honoraires sont raisonnables à 20 ou 30 € , ils vont vite passer à 100 ou 150 € car la technique qu'il possède est évolutive. Les temps de parole seront
de plus en plus longs, le patient devra prendre de la poudre de perlimpinpin qui coûte cher etc. Comme ces thérapeutes sont organisés en réseaux, qu'ils soignent aussi bien l'âme que le corps, ils vont se repasser le client les uns aux autres jusqu'à ce qu'il n'ait plus d'argent.
-Il y a pourtant toujours eu des charlatans...
Certes, mais le rebouteux de l'époque ne demandait rien en échange de ses services. On lui offrait un poulet et six oeufs. Il n'y avait pas de relation dans la durée. Les charlatans vendaient n'importe quoi comme le Dr Doxey de Lucky Luke dont l'élixir faisait à la fois grossir
et maigrir, pousser les cheveux etc. Tout cela n'était pas grave car le charlatan s'empressait de disparaître. Aujourd'hui la relation s'établit dans la durée. Et, parfois on éloigne les clients des soins traditionnels.
-C'est-à-dire ?
Par exemple, on va conseiller à des personnes soignées pour un cancer d'abandonner les traitements classiques au profit d'une imposition des mains ou de la prise de vitamines. Le tout entouré de théories pseudo-scientifiques. Le discours consiste à dire : les médecins soignent la maladie, pas les malades, nous allons prendre en compte l'homme et sa pathologie. Ou encore : la maladie en soi n'existe pas, c'est l'esprit ,qui commande le corps. Il faut d'abord soigner l'esprit.
La loi Accoyer
-Et les Français se laissent abuser ?
Dans notre société, on ne veut pas vieillir, mourir, être laid. On n'accepte pas l'échec. Alors les gens qui proposent des miracles trouvent évidemment une oreille attentive dans une partie de la population. D'autant que ces gens n'exercent pas que dans le domaine de la santé. Si vous leur donnez de l'argent vous aurez réussite personnelle, professionnelle, amoureuse... Comme les marabouts. Sauf que ces pseudo-thérapeutes sont en costume trois pièces ou blouse blanche. Ils ont un langage scientifique à connotation médicale. Mais il y a tromperie sur la marchandise.
-Sont-ils nombreux ?
Le nombre de méthodes qu'ils utilisent est passée de 80 à 200 en l'espace de dix ans : de la psychogénéalogie on est passé à l'instinctothérapie et d'autres naturothérapies. Les praticiens sont plusieurs milliers en France (entre 3 et 4.000).
-Sont-ils dans l'illégalité ?
Pas vraiment, sauf ceux qui préconisent le refus des soins traditionnels. Un amendement à la loi Accoyer devrait permettre de faire le ménage.
Propos recueillis par Marcel GAY
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